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Le comte Roland combat
noblement, mais
son corps est
trempé de sueur et brûle;
et dans sa tête il
sent un grand mal: parce
qu'i1 a sonné son
cor, sa tempe s'est rompue.
Mais iI veut savoir si
Charles viendra. II
prend l'olifant,
sonne, mais faiblement. L'em-
pereur s'arrête,
écoute: ((Seigneurs)), dit-il,
((malheur à nous!
Roland, mon neveu, en
ce jour, nous quitte. A
la voix de son cor
j'entends qu'il ne vivre
plus guère. Qui veut
le joindre, qu'il
presse
son cheval! Sonnez
vos clairons, tant qu'il
y en a dans cette armée!))
Soixante mille clairons
sonnent, et si haut que
les monts retentissent et
que répondent les
vallées. Les
païens l'entendent, ils n'ont garde
d'en rire. L'un dit
à l'autre: ((Bientôt Charles
sera sur
nous.))
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